Et si les images émettaient des sons ? Chaque quatrième dimanche du mois, un artiste, photographe, peintre, sculpteur, nous laisse interpréter son oeuvre en un poème sonore. Coiffez votre casque, passez en plein écran, et laissez votre regard se perdre, bercé par le bruit des photons.

Le Bruit des Photons n°14
Valérie Voinchet

27 sept 2015 Publié par

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Par : Julie Roué et Malo Thouément
Sur une œuvre de : Valérie Voinchet
Durée : 03:20

Et si les images émettaient des sons ? Chaque mois, un artiste, photographe, peintre, sculpteur, nous laisse interpréter son oeuvre en un poème sonore.

Coiffez votre casque, passez en plein écran, et laissez votre regard se perdre, bercé par le bruit des photons.

 

 

Le Voyageur du RER   //

Valérie Voinchet   //

acrylique et huile sur toile // 2013

54 x 65 cm

extrait de la série
Les portraits célèbres de l’Histoire de l’Art… revisités

 

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Valérie Voinchet est une artiste peintre indépendante depuis 1997. Née en Île de France en 1966, elle réside et travaille dans son atelier de l’Est Parisien.

Une artiste qui a développé des compétences techniques avec l’étude du Trompe l’œil et du Nu avant de reprendre un cursus universitaire sur l’Histoire de l’Art, cursus qu’elle enrichit d’une licence de Guide Conférencier. Egalement intéressée par la mythologie Gréco-romaine et l’histoire de la religion, elle puise dans toutes ses connaissances pour nourrir sa peinture et sa démarche est axée autour du questionnement sur l’évolution de ses contemporains.

 

Dans sa série « Les portraits de l’Histoire de l’Art… revisités », Valérie Voinchet revisite les célèbres portraits de la peinture pour tenter d’imaginer ce qu’auraient représenté les artistes depuis la Renaissance jusqu’au 19ème siècle s’ils avaient vécu à notre époque. Quels seraient alors les muses, amateurs d’art, artistes, commanditaires ou modèles qui les inspireraient ?

Tout a commencé alors que je lisais le célèbre roman de Tracy Chevallier, La Jeune Fille à la Perle, un roman inspiré du tableau du même nom peint par Johannes Vermeer vers 1665 et conservé au Musée Mauritshuis de la Haye. Le roman m’avait plongé dans cette ambiance du 17ème siècle, pourtant en allant faire mes courses dans un supermarché discount de mon quartier, j’ai cru voir en la caissière la célèbre muse du peintre. C’est à ce moment, et avec l’accord de la caissière, que j’ai peint le premier tableau de « ma série ». De l’imaginaire du tableau et du roman à ma vie de femme du 20/21ème siècle, il n’y avait qu’une différence : l’espace-temps !

J’étais donc à l’affut de visuels dans ma vie quotidienne qui auraient pu coïncider avec ceux de tableaux de Maîtres.

C’est ainsi qu’un matin, en prenant le RER, j’ai vu ce jeune homme appuyé sur son skate-board. Cette image s’est aussitôt calquée sur celle du tableau de Caspar David Friedrich, peint en 1818, conservé à la Kunsthalle de Hambourg et intitulé Le voyageur contemplant une mer de nuagesLes deux voyageurs se trouvaient dans des endroits drastiquement différents et pourtant beaucoup de choses les rapprochaient : la posture du corps, un sentiment de solitude qui émanait d’eux et une sorte d’intimité qui se dégageait malgré un environnement foisonnant. Ces deux personnages m’ont propulsé dans ce merveilleux voyage à travers le temps ! J’avais déjà été sensible à cet environnement de transport puisque j’avais réalisé un tableau qui s’inscrivait dans une série intitulée Le Jardin des Délices : à quand la télé- transportation ?

 

Toutes les informations sur la construction tant idéologique que technique des œuvres de Valérie Voinchet figurent sur son site http://valerievoinchet.jimdo.com.

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