Et si les images émettaient des sons ? Chaque quatrième dimanche du mois, un artiste, photographe, peintre, sculpteur, nous laisse interpréter son oeuvre en un poème sonore. Coiffez votre casque, passez en plein écran, et laissez votre regard se perdre, bercé par le bruit des photons.

Le Bruit des Photons n°19
Anaïs Daumard

28 fév 2016 Publié par

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Par : Julie Roué et Malo Thouément
Sur une œuvre de : Anaïs Daumard
Durée : 3:12

Et si les images émettaient des sons ? Chaque mois, un artiste, photographe, peintre, sculpteur, nous laisse interpréter son oeuvre en un poème sonore.

Coiffez votre casque, passez en plein écran, et laissez votre regard se perdre, bercé par le bruit des photons.

comme une anguille - Anaïs Daumard

 

 

Comme une anguille   //

Anaïs Daumard   //

encre de Chine

// 2015

 

texte de Virginia Woolf

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Anaïs Daumard a 32 ans. Elle vit à Paris et parfois ailleurs. Élevée par des parents artistes dans l’âme, elle fait d’abord des études d’histoire de l’art puis passe à des choses plus concrètes avec un diplôme de communication visuelle. Actuellement, elle est graphiste et illustratrice freelance.

www.anaisdaumard.com

Les Vagues, de Virginia Woolf

Ni roman, ni poème, Les Vagues (1931) est une œuvre expérimentale et énigmatique de Virginia Woolf(1882-1941) écrivaine anglaise, notamment célèbre pour son roman Mrs. Dalloway.

« L’auteur serait heureux si on ne lisait pas les pages qui suivent comme un roman », écrit-elle en marge de son manuscrit, aussi le texte refuse les codes du genre : la narration traditionnelle est abandonnée par Woolf qui se livre à une écriture abstraite, poétique et saturée ; un paradoxal monologue à 6 voix, où 6 personnages s’expriment, se racontent. Les Vagues est pour Virginia Woolf l’expression de ce qu’elle appelledes «moments d’être» (moments of being).

Aussi il n’est pas étonnant qu’Anaïs Daumard ait été envoûtée par ces « moments ». Des phrases, des passages l’ont saisie, arrêtée, éblouie, étourdie comme des prises de conscience, de images naissaient dans son imaginaire fantaisiste et foisonnant. Et cependant il y a le même écart entre Les Vagues et un roman, qu’entre ces illustrations et l’oeuvre de Woolf. Ce ne sont pas des illustrations au sens strict, les dessins d’Anaïs ne sont pas des reproductions en image du livre, elles ne forment pas une histoire, ce sont tout autant d’instants isolés, de fragments transformés, reliés ensemble à (et par) une seule et même oeuvre.

Aurélie Coupat

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